LES « PROGRÈS » DE L'INFORMATIQUE


Dans notre dernier numéro, était évoqué le cas d'un ordinateur vendu en lot avec ses logiciels préinstallés, mais par trop incomplets.

Voici mieux: l'ordinateur vendu préinstallé avec des logiciels non authentifiés, aux risques et périls de l'utilisateur: en effet, en matière de contrefaçon, la mauvaise foi de l'utilisateur est présumée.


La fraude ou l'oubli sont peu évidents dans des packs d'où les certificats d'authenticité et/ou les CDs de réinstallation auront été soustraits pour être, ou non, affectés à une autre machine, tout en laissant les logiciels actifs sur leur ordinateur préinstallé.

Comme, en informatique, le consommateur est scientifiquement conditionné à payer ce qu'on lui demande sans rien examiner, il s'agirait de larcins ou d'erreurs occasionnels difficiles à situer: depuis l'installation jusqu'à la vente des logiciels, nul ne s'occupe sérieusement de ce qui n'intéresse pratiquement personne, compte tenu d'habitudes commerciales ainsi acquises.

Cela peut permettre un discret supplément illégitime de jusqu'à 33% du prix de la machine seule.


Par conséquent, même (surtout?) pour du matériel de grande marque vendu en Hypermarché ou par correspondance, il est vivement recommandé à tout acheteur de matériel informatique de contrôler sa commande, et de ne pas croire tout ce qu'on lui dit.


- Exiger que ces logiciels soient présentés avec leur support de réinstallation s'ils sont préinstallés.

De toutes façons, les CDs de "restauration", ou "masters", voire une partition "restauration" dans le Disque Dur ne permettent pas la réinstallation en cas de panne matérielle: la garantie étant beaucoup moins longue pour les logiciels que pour un disque dur, il faudra repayer éventuellement leurs licences.

Microsoft, (0 825 827 829) fournisseur habituel des logiciels, précise ses conventions:

directement ou par le biais de ses revendeurs, tout fabricant d'ordinateur est dans l'obligation de proposer, à ses clients qui lui en font la demande, la possibilité d'obtenir gratuitement ou non (faire alors préciser les prix) les supports et manuels de ses logiciels.


- Se faire indiquer sous quelle forme se présente le Certificat d'Authenticité (COA) comprenant un numéro à saisir lors du premier démarrage(*), preuve de l'authenticité de ces logiciels.

Voir les images donnant une idée de l'aspect de certains « COA » d'un système d'exploitation.

- Au moment de la remise du colis, l'ouvrir ou faire ouvrir en présence du vendeur et/ou de tout témoin indiscutable pour constater sa conformité: sans cela l'acheteur n'a aucun recours, et le contrefacteur, éventuellement, c'est l'utilisateur final, celui qui n'a pas les certificats.

Pour ce qui concerne les logiciels sous licence publique (ex: Open Office), vous devez vous assurer qu'ils sont bien déclarés sous cette licence: librement copiables, modifiables, revendables à volonté.


Ces informations sont censées être apportées sans avoir à jouer les inquisiteurs, y compris l'info qu'il n'y a pas obligation de payer des logiciels parfaitement remplaçables ou déjà acquis, mais c'est une autre histoire.


Michel Aconin


(*)numéro que l'on ne doit pas communiquer au client qui n'accepte pas les contrats des logiciels sous licence privée, nullement gratuits, installés par les soins du fabricant ou tout intermédiaire.